Le don d’organes et de tissus

Le don d’organes et de tissus. Un sujet assez tabou. Un sujet qui fait jaser. Un sujet qui, de temps à autre, revient en force dans l’actualité.

Pourquoi  est-ce si important? Parce que, même si l’on ne veut pas donner ses organes après le trépas, ça pousse à la réflexion. Ça pousse à vouloir s’informer davantage. Parce que le don d’organes et de tissus est important, les dons de cellules souches, don de sang, don de plasma, don de plaquettes, etc., eux sont indispensables.

En cette semaine du don d’organes et de tissus, il est important de se sensibiliser à l’importance de ceux-ci, ou du moins, à l’impact que ces derniers ont sur la vie des donneurs et des receveurs.

Il y a Héma Québec et Transplant Québec. Ce sont deux organismes distincts qui ont des rôles importants, mais différents. Héma Québec s’occupe des «tissus» ; sang, cellules souches, tissus humains et, même le lait maternel. Transplant Québec s’occupe quant à lui, des organes et de la logistique qui entoure le don d’organes.

Lorsque quelqu’un décède (dans des conditions «parfaites», pour préserver les organes vitaux le plus intacts possible), il peut sauver jusqu’à huit personnes différentes avec le don de ses organes et jusqu’à vingt personnes avec des dons de tissus! Bien entendu, beaucoup de conditions s’ajoutent ; corps relativement en santé, pas de maladies contagieuses, de maladie du sang, etc. De plus, il n’y a pas nécessairement d’âge pour être un donneur d’organes. Mais n’empêche, le plus jeune donneur (dans les informations que j’ai pu trouver) avait 48 heures de vie et le plus «vieux» donneur avait 88 ans !

Ce que l’on entend par don de tissus : peau, os, valve cardiaque, tendons et cornées. Ce que l’on entend par don d’organes : organes vitaux du corps humain : cœur, poumons, foie, reins, etc.

Certains dons d’organes sont appelés «don vivant». Il s’agit de donner un rein ou un lobe du foie à quelqu’un en attente. Bien entendu, un processus tout aussi rigoureux est nécessaire lorsqu’il y a don d’organe d’un donneur vivant. Nous ne pouvons pas donner d’autres organes que ceux nommer précédemment ; leur nécessité et leur capacité d’adaptation étant trop grande. Il est très possible de vivre qu’avec un seul rein ou avec seulement un lobe du foie, un peu plus difficile et complexe pour le corps de ne vivre qu’avec un seul poumon (bien que c’est faisable…) ou sans pancréas par exemple.

Comment ça marche, le don d’organes et de tissus ? Sachez que si demain matin, je me fais écraser par un dix roues en sortant de chez moi, et que je deviens un donneur potentiel d’organes (quoiqu’un peu «écrapoutie»…) ; le processus est sécuritaire pour le futur donneur. Soyez-en certain : lorsque quelqu’un arrive à l’hôpital en état de mort physique (cardio-respiratoire) tout sera tenté pour le ramener à la vie. TOUT.

Pour être éligible pour faire de ses organes ou des ses tissus, il faut tout d’abord qu’il y ait mort cérébrale. En termes simples : le cerveau est kapout. Il n’y a plus d’activité cérébrale. Il a des tests que les médecins feront, pour le savoir. Le cerveau produit des ondes, ou une sorte d’électricité, un peu comme le cœur. Quand vous regardez le tracé cardiaque (comme dans les films !) c’est un peu le même principe pour le cerveau. Si le cœur n’a plus d’électricité, il y aura une ligne plate sur le tracé du coeur. Si le cerveau ne marche plus… il n’y aura plus de réaction lui non plus.

Par la suite, il y a discussion avec la famille. Si la décision est oui ; le corps sera maintenu en vie artificiellement, le temps de préparer les receveurs et tout ce qui va avec. Il y a toutes sortes de tests et d’échelles, que je n’énumérerai pas ici, ça serait assez long. Tous ces tests sont faits parce qu’on s’assure ainsi que le donneur est bien décédé. Dans ces nombreux tests, tous les nerfs du corps y sont testés. Si un nerf réagit ; le patient est refusé comme donneur et fort probablement que d’autres tests seront faits, puisque sa condition vitale aura changé !

Il y aussi, le test ultime. Le test d’apnée. Le corps est «débranché» pour dix minutes. Un médecin surveille pour voir s’il y a effort respiratoire du potentiel donneur. Si une respiration devait être prise par le donneur, le même principe serait appliqué. Il serait refusé comme donneur puisque sa condition initiale a changé  et bien entendu, on s’en doute comme toute situation semblable, il serait rapidement réévalué et repris en charge selon son état.

Le mythe de «Je ne serai pas mort et les médecins prendront mes organes !» est totalement faux. Je fouinais sur le site de transplant Québec, et j’ai trouvé toutes les procédures à faire pour les professionnels de la santé. Tout est mis en œuvre pour éviter une telle affirmation. Les critères sont assez stricts concernant les dons d’organes et de tissus, ne vous méprenez pas. Il y a beaucoup de procédures à respecter, donc aucune crainte à avoir. S’il y a le moindre doute ; la mort neurologique est exclue ! De plus, maintenant, lors de certains cas (c’est-à-dire de mort circulatoire ou mort cardiovasculaire) le don de certains organes peut être effectué.

Le don de soi aide les gens et peut parfois sauver des vies. Peu importe la manière ou la façon dont vous aidez, chaque petit geste compte. Le don de soi dans tous les sens du terme sauve des vies. Je ne parle pas seulement du don d’organes. Lorsque l’on donne du sang, par exemple, ça peut sauver des vies ! Lorsque vous donnez votre sang, celui-ci est ensuite séparé en trois «parties» ; le plasma, les globules rouges et les plaquettes, pouvant ainsi aider trois personnes différentes. Les cellules souches peuvent permettre à certaines personnes d’échapper à un cancer, le don de lait maternel peut permettre à des bébés prématurés de reprendre un peu du poil de la bête. Voyez-vous comme les possibilités sont grandes !

Sachez, par contre, ce n’est pas tout le monde qui peut donner des cellules souches ; il y a un barème d’âge à respecter. Ce n’est pas parce que vos cellules sont moins bonnes, loin de là ! C’est parce que, lorsqu’on vieillit, le corps vieillit aussi, et du même coup, c’est parfois plus dur pour votre corps de se remettre de certaines «interventions». De plus, l’âge est déterminant dans le succès de la greffe de cellules souches.

Personnellement, ma carte d’assurance maladie (ou la carte soleil) est signée, et ce, depuis bien longtemps; ma mère la signait pour moi, quand j’étais plus jeune et en mesure, de comprendre ce que voulait dire «donner ses organes». J’avais même hâte d’atteindre l’âge de la majorité, non pas pour aller dans les bars, mais bien pour donner du sang !

Je vous invite fortement à lire cet article poignant, qui pourrait vous éclairer davantage sur le don d’organes : http://www.ledevoir.com/societe/sante/424673/dans-les-coulisses-du-don-d-organes

Si vous avez des questions ou vous désirez plus d’informations : http://www.transplantquebec.ca et http://www.hema-quebec.qc.ca

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s